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| François et Pénélope Fillon accompagnés de leurs fils rencontrent le pape en 2009 (photo © AFP/André Durand) |
Un attentat terroriste vient une nouvelle fois de frapper
Paris et l’un de ses joyaux symboliques le musée du Louvre. Point de massacre
humain cette fois mais un coup sévère porté au rayonnement touristique et à
l’économie de la région capitale blessant par effet d’entrainement toutes les
autres. De quoi rappeler que nous sommes en guerre dans un monde qui fait
toujours face à cette barbarie islamiste qui frappe durement les populations
civiles dans de nombreuses régions et États, au Moyen-Orient et en Afrique, en
Europe et aux Amériques, en Asie et en Océanie Le détournement contraint des
flux migratoires qui en résulte était à l’ordre du jour du sommet informel de
Malte réunissant le même jour les chefs d’État et de gouvernement de
l ‘Union européenne. Une occasion de redire par l’exemple ce qui les
distingue de l’administration Trump porteuse de haine et de trouble. Le moment
également de tirer le bilan de l’accord avec la Turquie d’Erdogan qui sert tant
bien que mal de « sas d’entrée » en Europe par la route orientale
pour beaucoup de ces migrants-réfugiés. En dépit de toutes les faiblesses du
« contrat de sous-traitance » et des facilités qu’il accorde au
dictateur d’Ankara pour jouer son « utilité » contre les droits
démocratiques en Turquie, les membres du Conseil le plébiscitent sans trop le
dire. Au point d’envisager sa duplication auprès des États d’Afrique du nord
pour tenter de « réguler » les routes meurtrières du bassin
occidental de la Méditerranée où près de 5 000 migrants ont perdu la vie en
2016. Illusoire sans doute et nouveau facteur de déstabilisation de ce qui
demeure d’administration publique dans la plupart de ces États. Coûteux ensuite
même si les « sommes » à investir demain au titre du
« dédommagement » seraient sans doute moindres que ce qui fut
consenti hier à la Turquie. La solution est cependant ailleurs, dans une
intervention militaire et politique assumée par une large coalition internationale
pour la libération des peuples et des territoires que les Islamistes
maintiennent sous leur joug aussi infâme que sanglant. À l’horizon de celle-ci,
serait-il encore lointain, l’avènement de sociétés réellement démocratiques et
donc laïques telles qu’en avaient rêvé les Printemps arabes avant leur
étranglement, partout, par les confréries… et le Boucher de Damas en Syrie.
La crise politique qui s’est nouée autour du candidat des droites et du centre à l’élection présidentielle française est révélatrice d’une mise à jour des logiciels démocratiques en Europe en contrepoint de ce qui constitue le contre-exemple de Trump et de son administration au plan mondial quelle que soit l’ampleur de la riposte démocratique qu’ils suscitent dans la société américaine. Que Fillon ait utilisé des fonds publics de manière pour le moins « inappropriée » et absolument « illégitime », ne fait de doute pour personne. Les sommes engagées provoquent même la nausée. L’enquête du parquet général financier établira par quels procédés, dans quelle proportion et avec quelle complicité familiale et partisane. Mais, au plan politique et électoral, le scénario est écrit pratiquement depuis le premier jour. Fillon est condamné dans l’opinion et ne peut plus prétendre se présenter aux suffrages de ses concitoyens. Le moment où il sera « remercié », à l’amiable ou plus brutalement par les siens, approche. Et c’est là que réside le problème, parmi ces hommes et ces femmes qui l’ont couvert même quand ils reconnaissaient en privé l’impossibilité de le faire. Fillon fut un pilier du pouvoir, un premier Ministre à la longévité exceptionnelle, un prétendu « gaulliste social »… un « cador » dont la chute éclabousse ceux qui l’ont soutenu après les révélations de la presse. Les « affaires » Fillon sont désormais multiples et témoignent a minima d’un « goût » prononcé pour l’argent acquis facilement de la part d’un politicien catholique accusant les Français de « vivre au-dessus de leurs moyens » quand une majorité d’entre nous gagnent tout juste leur vie, difficilement. Que les droites et les centres les plus bêtes du monde aient été, soient, incapables de circonscrire l’incendie en dit long sur leur recomposition toujours ajournée. La mise à jour des logiciels démocratiques ne leur est pas parvenue les rendant tout simplement inaptes à exercer le pouvoir. En soi, ce n’est pas une bonne nouvelle pour un pays qui confirme qu’il demeure un territoire plus perméable à « la corruption » que la plupart de ses voisins. À moins de le comparer au pourvoir du Parti social-démocrate (PDS) roumain confronté à un véritable soulèvement populaire pour avoir voulu « assouplir » - éliminer les poursuites pour les délits de détournement de moins de 44 000 euros - les mesures anti-corruption adoptées sous la pression conjointe de l’opinion et de Bruxelles.
À l’extrême-droite, la PME des Le Pen et associés est elle aussi abonnée aux affaires en tout genre, de la captation d’héritage du patriarche aux arrangements pris par sa fille, lui-même et leurs obligés avec les règlements du Parlement européen, quoi qu’on en dise, infiniment plus rigoureux que ceux de l’Assemblée nationale et du Sénat français. Sans compter les nombreuses mises en examen en raison du financement suspecté frauduleux de leurs campagnes électorales. Le « système » national apparaît en comparaison de ceux de ses voisins offrir bien davantage de moyens de « tricher », de « détourner les fonds publics » et de « se gaver » en famille. Les partisans du « protectionnisme », de la défense du « modèle français », de ses institutions surannées y trouveraient-ils un intérêt singulier ? Il faut se féliciter de leur passage à la caisse - « c’est déjà ça ! » dit-on - eux qui écumaient en bande organisée les bancs du Parlement de Strasbourg. À la caisse jusqu’au dernier centime d’euro, dans la perspective d’un reflux des soutiens à la fois de Trump et de Poutine et d’une inéligibilité - de fait en attendant le droit - des prophètes de haine. La démocratie et les libertés publiques ont tout à y gagner. Encore faut-il que la gauche, les gauches, soient exemplaires en la matière. Ce ne fut pas toujours le cas mais au moins le cas du sieur Cahuzac fut réglé promptement et le parquet général financier qui en naquit démontre aujourd’hui toute son utilité. La démocratie comme la justice, l’économie comme la politique ont un impératif besoin de mises à jour quand des failles béantes et anciennes restent à colmater. On assiste à ce genre d’opération en France après avoir tant attendu que le vent nouveau qui soufflait dans le reste de l’Europe fasse sentir ses effets jusque dans ce « cher vieux pays ». Guéant, Cahuzac hier, Fillon, Le Pen demain, la voie est ouverte. C’est d’autant plus important que Trump veut déréguler jusqu’à Wall-street et faire sauter les « sécurités » » qui ont permis jusqu’à ce jour d’éviter les répliques les plus redoutées de la grande crise de 2008-2009. Dans le chaos, les profiteurs espèrent simplement tirer leur épingle du jeu. Tout se tient en effet. Leur monde et le notre sont antinomiques. Leur « morale » et la notre ne le sont pas moins.
La crise politique qui s’est nouée autour du candidat des droites et du centre à l’élection présidentielle française est révélatrice d’une mise à jour des logiciels démocratiques en Europe en contrepoint de ce qui constitue le contre-exemple de Trump et de son administration au plan mondial quelle que soit l’ampleur de la riposte démocratique qu’ils suscitent dans la société américaine. Que Fillon ait utilisé des fonds publics de manière pour le moins « inappropriée » et absolument « illégitime », ne fait de doute pour personne. Les sommes engagées provoquent même la nausée. L’enquête du parquet général financier établira par quels procédés, dans quelle proportion et avec quelle complicité familiale et partisane. Mais, au plan politique et électoral, le scénario est écrit pratiquement depuis le premier jour. Fillon est condamné dans l’opinion et ne peut plus prétendre se présenter aux suffrages de ses concitoyens. Le moment où il sera « remercié », à l’amiable ou plus brutalement par les siens, approche. Et c’est là que réside le problème, parmi ces hommes et ces femmes qui l’ont couvert même quand ils reconnaissaient en privé l’impossibilité de le faire. Fillon fut un pilier du pouvoir, un premier Ministre à la longévité exceptionnelle, un prétendu « gaulliste social »… un « cador » dont la chute éclabousse ceux qui l’ont soutenu après les révélations de la presse. Les « affaires » Fillon sont désormais multiples et témoignent a minima d’un « goût » prononcé pour l’argent acquis facilement de la part d’un politicien catholique accusant les Français de « vivre au-dessus de leurs moyens » quand une majorité d’entre nous gagnent tout juste leur vie, difficilement. Que les droites et les centres les plus bêtes du monde aient été, soient, incapables de circonscrire l’incendie en dit long sur leur recomposition toujours ajournée. La mise à jour des logiciels démocratiques ne leur est pas parvenue les rendant tout simplement inaptes à exercer le pouvoir. En soi, ce n’est pas une bonne nouvelle pour un pays qui confirme qu’il demeure un territoire plus perméable à « la corruption » que la plupart de ses voisins. À moins de le comparer au pourvoir du Parti social-démocrate (PDS) roumain confronté à un véritable soulèvement populaire pour avoir voulu « assouplir » - éliminer les poursuites pour les délits de détournement de moins de 44 000 euros - les mesures anti-corruption adoptées sous la pression conjointe de l’opinion et de Bruxelles.
À l’extrême-droite, la PME des Le Pen et associés est elle aussi abonnée aux affaires en tout genre, de la captation d’héritage du patriarche aux arrangements pris par sa fille, lui-même et leurs obligés avec les règlements du Parlement européen, quoi qu’on en dise, infiniment plus rigoureux que ceux de l’Assemblée nationale et du Sénat français. Sans compter les nombreuses mises en examen en raison du financement suspecté frauduleux de leurs campagnes électorales. Le « système » national apparaît en comparaison de ceux de ses voisins offrir bien davantage de moyens de « tricher », de « détourner les fonds publics » et de « se gaver » en famille. Les partisans du « protectionnisme », de la défense du « modèle français », de ses institutions surannées y trouveraient-ils un intérêt singulier ? Il faut se féliciter de leur passage à la caisse - « c’est déjà ça ! » dit-on - eux qui écumaient en bande organisée les bancs du Parlement de Strasbourg. À la caisse jusqu’au dernier centime d’euro, dans la perspective d’un reflux des soutiens à la fois de Trump et de Poutine et d’une inéligibilité - de fait en attendant le droit - des prophètes de haine. La démocratie et les libertés publiques ont tout à y gagner. Encore faut-il que la gauche, les gauches, soient exemplaires en la matière. Ce ne fut pas toujours le cas mais au moins le cas du sieur Cahuzac fut réglé promptement et le parquet général financier qui en naquit démontre aujourd’hui toute son utilité. La démocratie comme la justice, l’économie comme la politique ont un impératif besoin de mises à jour quand des failles béantes et anciennes restent à colmater. On assiste à ce genre d’opération en France après avoir tant attendu que le vent nouveau qui soufflait dans le reste de l’Europe fasse sentir ses effets jusque dans ce « cher vieux pays ». Guéant, Cahuzac hier, Fillon, Le Pen demain, la voie est ouverte. C’est d’autant plus important que Trump veut déréguler jusqu’à Wall-street et faire sauter les « sécurités » » qui ont permis jusqu’à ce jour d’éviter les répliques les plus redoutées de la grande crise de 2008-2009. Dans le chaos, les profiteurs espèrent simplement tirer leur épingle du jeu. Tout se tient en effet. Leur monde et le notre sont antinomiques. Leur « morale » et la notre ne le sont pas moins.

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