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| Hollande (photo DR) et Fillon (photo © afp.com), Mohammed Bin Saleh Al-Sada, le président de l'OPEP (photo © AFP). |
Hollande, la défection plutôt que l’humiliation. Devenue inévitable depuis des mois, seule l’obstination du Président faisait obstacle à cette clarification en forme de départ annoncé. Pour tardive qu’elle soit, la décision de François Hollande de ne pas se représenter est « respectable » alors que le choix inverse ne l’aurait guère été. Côté bilan, il embellit quelque peu les choses quand il oublie de comparer la situation française avec celle de tous ses voisins au plan économique et dans une moindre mesure au plan social. S’il regrette sa folle embardée de la déchéance de nationalité, il néglige ce qui lui a valu une rupture d’avec la gauche, cette loi Travail inique attribuée à El Khomri et imposée à coup de 49.3 à répétition. On lui reconnaîtra un bilan plus équilibré en ce qui concerne la politique étrangère mais dont on sait qu’elle n’est que rarement au cœur du débat électoral. Des trois personnages qui furent les acteurs principaux de ce quinquennat en forme de rendez-vous manqués, il ne fut pas le plus dangereux parce qu’il n’était pas le plus fanatique. Valls et Macron, chacun à leur poste et sur la base de leur profil respectif, le furent bien davantage et le seraient à plus forte raison demain s’ils devaient être, l’un ou l’autre, aux manettes essentielles. Valls parce que son libéralisme se double d’un autoritarisme qui en fait un homme sourd à tout autre vision que la sienne. Macron parce que son fanatisme de l’offre et son libéralisme libertarien sont largement hors sol et heureusement dans un vieux pays européen comme la France, serait-il un partisan résolu de la construction européenne. L’heure pour la gauche n’est donc ni aux jérémiades ni à la gestion douloureuse de la défaite prévisible. La primaire de la belle alliance solitaire avec son désespérant casting n’a plus vraiment de raison d’être. Elle risquerait même si elle devait se tenir de signer l’acte de décès du PS tel qu’il a existé depuis Épinay. Dans ces conditions difficiles, mieux vaudrait travailler à une réelle alternative unitaire qui pourrait passer par la tenue d’un congrès des gauches préparé dans chaque département où l’on élirait les candidats à l’élection législative pour désigner ensuite celle ou celui qui se présentera à l’élection présidentielle avec la promesse de changer radicalement ces institutions antidémocratiques et anachroniques de la Ve République. D’autres noms que ceux qui sont aujourd’hui en piste seraient alors envisageables, de Christiane Taubira à Anne Hidalgo et quelques autres.
Fillon, la droite revancharde sans complexe. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir à l’œuvre les soutiens de Fillon, pour l’heure au Parlement avant de mettre en œuvre leur petite musique à l’Élysée et à Matignon si les gauches sont assez bêtes pour les laisser faire. Ainsi, sur le délit d’entrave numérique à l’IVG, on les a vus se déchaîner aux côtés de la hiérarchie catholique pour protéger, heureusement en vain, les sites de désinformation qui masquent des officines extrémistes vouées au combat contre les droits des femmes. Ainsi, on les a vus mal à l’aise quand il s’est agi de réhabiliter quelques dizaines de milliers de victimes de la répression cynique de Thiers contre la Commune de Paris. Il ne fallait pas s’attendre à moins des héritiers d’une droite brutale et féroce même près d’un siècle et demi après la semaine sanglante. Ainsi, les a-t-on vus aller chercher midi à quatorze heures pour s’opposer sans trop le laisser paraître à l’organisation de funérailles laïques dans les communes – le projet de loi n’en fait pourtant même pas une obligation légale. Il est vrai que les obsèques religieuses sont en nette perte de vitesse – moins 30 % en deux ans – alors que la captation de cadavres par l’Église catholique lui octroie de substantielles parts de marché. Et toujours sur le même registre de l’alliance du sabre et du goupillon, l’on a vu quelque 260 élus de « la Province ecclésiastique de Lyon » – la Région Rhône-Alpes-Auvergne – se rendre à Rome pour y rencontrer le pape et maints autres dignitaires de la Curie romaine. Une initiative du Cardinal Barbarin, grand protecteur des prêtres pédophiles de son diocèse, aurait-il depuis « demandé pardon », à laquelle des élus de tout bord ont répondu présents de Wauquiez le Président de droite de la région à…. Collomb, le maire de Lyon. Une atteinte de fait à la laïcité d’autant plus choquante que certains d’entre eux ont fait prendre en charge leurs frais de déplacement par leur commune comme le précise le journal La Croix. Preuve s’il en était encore besoin que la lutte pour les droits et libertés doit impliquer une ferme vigilance au chapitre de la laïcité faute de n’être que l’ombre d’elle-même. En ces temps troublés, il est plus que jamais nécessaire de s’en souvenir pour ne pas voir l’indispensable lutte contre l’islamisme captée à son profit par une autre confrérie.
OPEP, un accord nécessaire pour la stabilité. Nouvelle « surprise » en provenance de l’Organisation des pays producteurs de pétrole qui se sont mis d’accord pour tenter de réguler le prix de l’or noir en agissant sur les quotas de production en dépit des intérêts contradictoires de l’Iran et de l’Arabie saoudite notamment. Pas grand monde ne pariait sur une telle issue. Elle était pourtant nécessaire tant la stabilité, par ailleurs toute relative, des prix est indispensable au fonctionnement de nombre d’économies et au développement des échanges. La tendance baissière qui frappe depuis plusieurs années le marché pétrolier commençait à produire ses effets les plus négatifs y compris au Proche et Moyen-Orient. De même, un niveau artificiellement gonflé des prix dans la phase précédente avait sérieusement handicapé nombre d’économies développées – sans compter les laissés-pour-compte – et engagé une course dangereuse à l’exploitation des gaz de schiste. Les cours naviguant désormais autour de 50 dollars le baril avec une marge d’appréciation jusqu’à 70 ou 75 dollars, le pétrole n’est pas en situation de provoquer une nouvelle secousse majeure de l’économie mondiale. À l’heure où une remontée des taux d’intérêt se dessine à moyen si ce n’est à court terme pour satisfaire un secteur bancaire fragilisé, l’augmentation contenue des prix du pétrole marque probablement le début de la fin de la période de grandes facilités. Elle ne résout rien en revanche au niveau de l’atonie de la croissance. Autre signe que le monde ne tourne décidément pas rond, le ministre britannique du « Brexit », David Davis, a admis, aussitôt relayé par le Chancelier de l’échiquier (ministre des finances) que Londres devra probablement payer une contribution pour garder un accès au marché unique de l’UE. Autrement dit et comme on le dit à Bruxelles, il n’y a aucune raison que Londres, sortie de l’Union, bénéficie d’une situation qui correspond à celle des États membres, les Britanniques n’ayant pas le choix s’ils veulent conserver « ce ballon d’oxygène » vital pour une économie dont tout indique qu’elle est en mauvaise posture en matière de débouchés malgré l’avantage concurrentiel résultant de la dépréciation de la livre – de l’ordre de 15 %. Comme prévu !
Fillon, la droite revancharde sans complexe. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir à l’œuvre les soutiens de Fillon, pour l’heure au Parlement avant de mettre en œuvre leur petite musique à l’Élysée et à Matignon si les gauches sont assez bêtes pour les laisser faire. Ainsi, sur le délit d’entrave numérique à l’IVG, on les a vus se déchaîner aux côtés de la hiérarchie catholique pour protéger, heureusement en vain, les sites de désinformation qui masquent des officines extrémistes vouées au combat contre les droits des femmes. Ainsi, on les a vus mal à l’aise quand il s’est agi de réhabiliter quelques dizaines de milliers de victimes de la répression cynique de Thiers contre la Commune de Paris. Il ne fallait pas s’attendre à moins des héritiers d’une droite brutale et féroce même près d’un siècle et demi après la semaine sanglante. Ainsi, les a-t-on vus aller chercher midi à quatorze heures pour s’opposer sans trop le laisser paraître à l’organisation de funérailles laïques dans les communes – le projet de loi n’en fait pourtant même pas une obligation légale. Il est vrai que les obsèques religieuses sont en nette perte de vitesse – moins 30 % en deux ans – alors que la captation de cadavres par l’Église catholique lui octroie de substantielles parts de marché. Et toujours sur le même registre de l’alliance du sabre et du goupillon, l’on a vu quelque 260 élus de « la Province ecclésiastique de Lyon » – la Région Rhône-Alpes-Auvergne – se rendre à Rome pour y rencontrer le pape et maints autres dignitaires de la Curie romaine. Une initiative du Cardinal Barbarin, grand protecteur des prêtres pédophiles de son diocèse, aurait-il depuis « demandé pardon », à laquelle des élus de tout bord ont répondu présents de Wauquiez le Président de droite de la région à…. Collomb, le maire de Lyon. Une atteinte de fait à la laïcité d’autant plus choquante que certains d’entre eux ont fait prendre en charge leurs frais de déplacement par leur commune comme le précise le journal La Croix. Preuve s’il en était encore besoin que la lutte pour les droits et libertés doit impliquer une ferme vigilance au chapitre de la laïcité faute de n’être que l’ombre d’elle-même. En ces temps troublés, il est plus que jamais nécessaire de s’en souvenir pour ne pas voir l’indispensable lutte contre l’islamisme captée à son profit par une autre confrérie.
OPEP, un accord nécessaire pour la stabilité. Nouvelle « surprise » en provenance de l’Organisation des pays producteurs de pétrole qui se sont mis d’accord pour tenter de réguler le prix de l’or noir en agissant sur les quotas de production en dépit des intérêts contradictoires de l’Iran et de l’Arabie saoudite notamment. Pas grand monde ne pariait sur une telle issue. Elle était pourtant nécessaire tant la stabilité, par ailleurs toute relative, des prix est indispensable au fonctionnement de nombre d’économies et au développement des échanges. La tendance baissière qui frappe depuis plusieurs années le marché pétrolier commençait à produire ses effets les plus négatifs y compris au Proche et Moyen-Orient. De même, un niveau artificiellement gonflé des prix dans la phase précédente avait sérieusement handicapé nombre d’économies développées – sans compter les laissés-pour-compte – et engagé une course dangereuse à l’exploitation des gaz de schiste. Les cours naviguant désormais autour de 50 dollars le baril avec une marge d’appréciation jusqu’à 70 ou 75 dollars, le pétrole n’est pas en situation de provoquer une nouvelle secousse majeure de l’économie mondiale. À l’heure où une remontée des taux d’intérêt se dessine à moyen si ce n’est à court terme pour satisfaire un secteur bancaire fragilisé, l’augmentation contenue des prix du pétrole marque probablement le début de la fin de la période de grandes facilités. Elle ne résout rien en revanche au niveau de l’atonie de la croissance. Autre signe que le monde ne tourne décidément pas rond, le ministre britannique du « Brexit », David Davis, a admis, aussitôt relayé par le Chancelier de l’échiquier (ministre des finances) que Londres devra probablement payer une contribution pour garder un accès au marché unique de l’UE. Autrement dit et comme on le dit à Bruxelles, il n’y a aucune raison que Londres, sortie de l’Union, bénéficie d’une situation qui correspond à celle des États membres, les Britanniques n’ayant pas le choix s’ils veulent conserver « ce ballon d’oxygène » vital pour une économie dont tout indique qu’elle est en mauvaise posture en matière de débouchés malgré l’avantage concurrentiel résultant de la dépréciation de la livre – de l’ordre de 15 %. Comme prévu !
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