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| Kim Jong Un (photo © Maxppp), bourse de Shanghai (photo © AFP), Thomas Thévenoud (photo © JCM/Le Figaro). |
Pyongyang confortée par une communauté internationale impuissante. L'absence de réponse sérieuse à la Corée du Nord après son dernier essai nucléaire il y a quelques semaines et son tout récent lancement d'une fusée lui permettant de tester des vecteurs balistiques en dit beaucoup sur la communauté internationale. Celle-ci condamne bien sûr, mais ne fait rien ou si peu. Le Conseil de sécurité sermonne. Il en a pris l'habitude dans cette partie de poker menteur où Pékin est comptable de son encombrant allié et protégé. Washington et Séoul disent envisager l'installation d'un bouclier antimissile, gesticulation avant tout destinée à Pékin plutôt qu'à Pyongyang. La Corée du nord est en effet un « asile d'aliénés à ciel ouvert » comme nous l'avions qualifiée à la mort du précédent dictateur, père de l'actuel. Elle ne vit que parce que la Chine le lui permet à grand renfort de livraisons diverses. Pékin n'y a recours que par crainte de voir s'affirmer, si le régime devait s'écrouler, une Corée unifiée, concurrente et hostile. En attendant une solution qui impliquerait d'une manière ou d'une autre une Corée unifiée et neutre, chacun reste sur sa position face à la menace grandissante d'un coup de Pyongyang. S'y ajoutent le rôle néfaste du Japon d'Abé qui verse de l'huile sur le feu et par dessus tout l'absence aujourd'hui dans la plupart des pays concernés de sociétés civiles susceptibles de manifester leur refus des tensions inutiles et leur désir de paix et de coopération. Laisser jouer les aliénés avec des allumettes sans contrôle n'en est que plus irresponsable.
Plongeons boursiers et perspectives économiques assombries. Dire que certains « experts » voyaient, il n'y a pas si longtemps, les bourses au zénith en 2016… au point de prévoir notamment le franchissement de la barre des 5 000 points sur la place parisienne. C'est bien plutôt la barre des 4 000 points qui devrait être franchie en sens inverse prochainement. Signes annonciateurs d'un grand chambardement qui a pour cause principale l'essoufflement des perspectives de croissance avec un bel ensemble à l'échelle de la planète. Les États-Unis ralentissent. La Chine se ruine pour maintenir un taux de change artificiel de sa monnaie. Elle a dépensé quelques 200 milliards de dollars à cet effet les deux derniers mois et si elle dispose de réserves colossales, celles-ci ne sont pas inépuisables. L'Europe ralentit également à la différence près qu'elle n'a jamais retrouvé, pour cause d'austérité, un rythme de croisière satisfaisant depuis 2008 et la précédente crise majeure. Le prix du pétrole dégringole entraînant dans son sillage nombre d'économies fondées sur l'exportation de l'or noir. La plupart des matières premières connaissent une crise contagieuse. Rien, absolument rien, ne laisse entrevoir une sortie de ce « gigantesque tourbillon » faute d'une solution concertée à l'échelle mondiale pour dessiner un système d'échanges économiques et financiers enfin régulé, nécessaire pour retrouver des perspectives de croissance. Un pays comme la France voit ainsi ses espoirs de rentrer enfin dans les clous budgétaires européens anéantis. Bruxelles révise la perspective de croissance à 1,3 % contre 1, 5 escomptés par le gouvernement et pronostique que le chômage ne baissera pas cette année non plus.
Soldes des années d'austérité en France. Il y a d'abord le procès de Cahuzac, maître fraudeur, adepte du mensonge d’État qui s'étonne encore d'être devenu un « paria » de la République qu'il a tant contribué à rabaisser. Mais, lui au moins a quitté ses fonctions tandis que Thévenoud siège toujours à l'Assemblée. Et voilà que l'on soulève à ce propos un point de droit qui, au prétexte que l'on ne peut être jugé deux fois pour le même motif, voudrait que rattrapés par le fisc, les fraudeurs échappent à la justice. L'amnistie permanente de la fraude, voilà de quoi est donc saisi le Conseil constitutionnel. Une entreprise publique comme la SNCF a cherché à tricher avec la justice pour ne pas assumer ses responsabilités dans le déraillement de Brétigny-sur-Orge. La com' pour les trémolos de Pepy le soir de la catastrophe, sa cellule juridique pour les dissimulations le lendemain. Parallèlement, l'institut Rexecode, proche du Medef, lance une campagne contre « la surtaxation des revenus du capital » qui « minerait l'économie française ». Après avoir siphonné les finances publiques au profit des entreprises, ces gens voudraient réduire l'impôt des particuliers les plus fortunés espérant trouver une écoute bienveillante à Bercy et à l'Elysée. Il est vrai que du côté des politiques, les « bonnes » idées se ramassent à la pelle. Valls tance la ministre de l'éducation pour s'être opposée à l'apprentissage dès 14 ans prôné par certains des présidents de région de droite. L'un d'entre eux, en ayant fait dépendre le versement du RSA d'un « bénévolat » obligatoire, n'a-t-il pas inventé le travail gratuit ? La ministre des Affaires sociales a dit fort heureusement non, mais celle du Travail n'a rien dit, elle, qui prépare la grande dégressivité des allocations de remplacement de la perte d'emploi. Bref, patrons et grandes fortunes, hommes et femmes d'argent mettent ce pays en coupe réglée sans qu'un Président et un gouvernement de « gauche » n'envisagent les moyens de s'y opposer. Les premiers proposent et décident, les seconds exécutent et c'est insupportable.
Plongeons boursiers et perspectives économiques assombries. Dire que certains « experts » voyaient, il n'y a pas si longtemps, les bourses au zénith en 2016… au point de prévoir notamment le franchissement de la barre des 5 000 points sur la place parisienne. C'est bien plutôt la barre des 4 000 points qui devrait être franchie en sens inverse prochainement. Signes annonciateurs d'un grand chambardement qui a pour cause principale l'essoufflement des perspectives de croissance avec un bel ensemble à l'échelle de la planète. Les États-Unis ralentissent. La Chine se ruine pour maintenir un taux de change artificiel de sa monnaie. Elle a dépensé quelques 200 milliards de dollars à cet effet les deux derniers mois et si elle dispose de réserves colossales, celles-ci ne sont pas inépuisables. L'Europe ralentit également à la différence près qu'elle n'a jamais retrouvé, pour cause d'austérité, un rythme de croisière satisfaisant depuis 2008 et la précédente crise majeure. Le prix du pétrole dégringole entraînant dans son sillage nombre d'économies fondées sur l'exportation de l'or noir. La plupart des matières premières connaissent une crise contagieuse. Rien, absolument rien, ne laisse entrevoir une sortie de ce « gigantesque tourbillon » faute d'une solution concertée à l'échelle mondiale pour dessiner un système d'échanges économiques et financiers enfin régulé, nécessaire pour retrouver des perspectives de croissance. Un pays comme la France voit ainsi ses espoirs de rentrer enfin dans les clous budgétaires européens anéantis. Bruxelles révise la perspective de croissance à 1,3 % contre 1, 5 escomptés par le gouvernement et pronostique que le chômage ne baissera pas cette année non plus.
Soldes des années d'austérité en France. Il y a d'abord le procès de Cahuzac, maître fraudeur, adepte du mensonge d’État qui s'étonne encore d'être devenu un « paria » de la République qu'il a tant contribué à rabaisser. Mais, lui au moins a quitté ses fonctions tandis que Thévenoud siège toujours à l'Assemblée. Et voilà que l'on soulève à ce propos un point de droit qui, au prétexte que l'on ne peut être jugé deux fois pour le même motif, voudrait que rattrapés par le fisc, les fraudeurs échappent à la justice. L'amnistie permanente de la fraude, voilà de quoi est donc saisi le Conseil constitutionnel. Une entreprise publique comme la SNCF a cherché à tricher avec la justice pour ne pas assumer ses responsabilités dans le déraillement de Brétigny-sur-Orge. La com' pour les trémolos de Pepy le soir de la catastrophe, sa cellule juridique pour les dissimulations le lendemain. Parallèlement, l'institut Rexecode, proche du Medef, lance une campagne contre « la surtaxation des revenus du capital » qui « minerait l'économie française ». Après avoir siphonné les finances publiques au profit des entreprises, ces gens voudraient réduire l'impôt des particuliers les plus fortunés espérant trouver une écoute bienveillante à Bercy et à l'Elysée. Il est vrai que du côté des politiques, les « bonnes » idées se ramassent à la pelle. Valls tance la ministre de l'éducation pour s'être opposée à l'apprentissage dès 14 ans prôné par certains des présidents de région de droite. L'un d'entre eux, en ayant fait dépendre le versement du RSA d'un « bénévolat » obligatoire, n'a-t-il pas inventé le travail gratuit ? La ministre des Affaires sociales a dit fort heureusement non, mais celle du Travail n'a rien dit, elle, qui prépare la grande dégressivité des allocations de remplacement de la perte d'emploi. Bref, patrons et grandes fortunes, hommes et femmes d'argent mettent ce pays en coupe réglée sans qu'un Président et un gouvernement de « gauche » n'envisagent les moyens de s'y opposer. Les premiers proposent et décident, les seconds exécutent et c'est insupportable.

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