dimanche 28 juin 2015

Guerre à la barbarie ! Solidarité européenne avec Athènes !

Une rose sur le sable de Sousse, en hommage aux victimes de l'attentat du 27 juin.
Photo © D. Vojinovic/AP/SIPA

La situation est grave. L'heure n'est ni aux hésitations, ni aux querelles langagières subalternes. Les faits ne prêtent pas à discussion. L'humanité fait face à la barbarie islamiste. Elle a le devoir de se défendre. Y ajouter une crise européenne aux conséquences imprévisibles serait profondément irresponsable. Les Grecs doivent être sauvés par l'Europe, sans marchandages et humiliations supplémentaires. Vite ! Le temps presse.


Ils ont ainsi frappé une nouvelle fois et plongé, avec le début du ramadan, l'humanité dans l'horreur. Ici, à la faveur d'une décapitation cruelle qui dit le peu de cas que les criminels islamistes font de la dignité humaine, mise en scène macabre à l'appui. À Sousse, des dizaines de touristes européens ont été abattus afin de semer la terreur et la misère en Tunisie, pour y ruiner l'économie et plus encore une transition démocratique fragile. Au Koweit, en Syrie, au Yemen et ailleurs ce sont les mêmes scènes insupportables de carnage, de décapitation, de crucifixion qui se répètent. L'odeur de mort, la terreur de masse revendiquée, planifiée, sont les marques de cet État islamique, de ce Califat barbare auquel aucun être humain ne saurait trouver une quelconque circonstance atténuante. Le seul objectif qui vaille, c'est sa destruction pure et simple et la poursuite systématique et durable sous toutes les latitudes de ceux qui lui auront apporté leur concours. Ceux-là mêmes qui, ici, étaient partis en guerre contre une « islamophobie » imaginaire et commode pour recycler quelques vieilles antiennes doivent se rendre à l'évidence et comprendre que l'histoire ne se répète jamais à l'identique. La lâcheté leur est moralement, politiquement interdite au moment où un nouveau sursaut européen, à l'image de celui du 11 janvier, est à l'ordre du jour, partout. 

Détruire la bête immonde, celle qui ressurgit aujourd'hui en mobilisant tous les moyens pour y parvenir sans lui concéder des lois d'exception qui ne feraient qu'illusion et mettraient à mal les libertés publiques dans les sociétés démocratiques. Cela est possible, nécessaire, urgent. La riposte au crime doit être particulièrement forte, aujourd'hui ou demain, parce qu'elle est fondée sur le droit non négociable à l'autodéfense de la Communauté internationale. Des frappes massives au cœur sur Raqqa, capitale de cette entité islamique criminelle, sont sans doute indispensables dans l'attente d'une intervention internationale au sol qui ne l'est pas moins. Quant à ceux qui sont allés s'initier au meurtre et à la barbarie sur place et qui en reviennent, ils doivent être arrêtés, internés et faire l'objet de poursuites comme celles engagées à l'époque contre les acteurs de la barbarie nazie. Bien sûr, en distinguant les mineurs enrôlés de leurs ainés volontaires. Il n'est pas possible que les libertés publiques soient le prétexte à laisser prospérer des cellules prêtes à passer au crime n'importe où, n'importe quand et à épuiser les services sécuritaires dans une vaine et coûteuse surveillance. Sur ces questions existe un large consensus en France comme chez nos voisins européens. Encore, faut-il que les instances de gouvernance en prennent courageusement la responsabilité. Ce serait en outre le seul moyen de protéger les Musulmans démocrates des tentations de l'amalgame.

Comment accepter dans ce contexte que l'Europe joue la rupture avec Athènes menaçant directement 11 millions d'Européens vivant en Grèce et à travers eux près de 508 millions de citoyens… si tant est d'ailleurs que l'incendie puisse être circonscrit à la seule UE ? La riposte à une trop longue série d'humiliations du gouvernement et du Parlement grecs consistant à convoquer un referendum sous huitaine n'est pas plus rassurante car dans tous les cas, que le oui ou le non l'emporte, c'est la promesse d'un enfermement dans la crise qui en sortirait. Schäuble et ses rêves d'eurogroupe forteresse ne sont pas l'Europe que nous voulons. La solution DSK préconisant de ne plus rien exiger des Grecs en échange de leur abandon à leur seule responsabilité ne l'est pas davantage. Opposons-leur la solidarité responsable, seule capable de sauver la Grèce du désastre d'un « Grexit » dévastateur pour tous. L'austérité est encore mortifère pour plusieurs pays européens. Il faut tourner la page alors que les exigences des créanciers concernant les retraites et l'augmentation des taux de TVA la prolongent indéfiniment. La dette grecque est ingérable sauf à la mutualiser à l'échelle de l'Union ou à défaut de la zone euro et cela vaut aussi pour d'autres, pour tous. La BCE doit impérativement continuer à alimenter en liquidités les banques grecques en attendant une solution viable. Tout cela suppose une Europe fédérale plus forte, plus présente, plus démocratique et enfin intégrée. Des États-Unis d'Europe, oui, voilà l'horizon qui se dessine si l'on veut conjurer la catastrophe et le chaos.   


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